Appel à construire un Forum Social « Paris métropole ».mardi 10 mars 2009, par Administrateur Le Forum Social Mondial (FSM), né en janvier 2001 à Porto Alegre en réaction au forum économique des « élites » de Davos, a connu depuis lors de nombreux développements : des sessions en Asie (Mumbai en 2005), en Afrique (Nairobi en 2007), une session poly centrée (Caracas, Bamako, Karachi en 2006), une session décentrée en 2008 avec près d’un millier d’initiatives de par le monde, notamment dans le sous-continent indien, au Mexique, au Moyen-Orient, en Russie et … aux Etats-unis, l’émergence de forums sociaux continentaux (ex : FS Européen), régionaux (ex : FS Méditerranée, FS Maghreb) et nationaux dont certains à forte connotation populaire (FS indien de New Dehli), l’émergence de forums sociaux locaux ; en France, il en existe aujourd’hui une quarantaine. La nature de cet innovant outil de lutte, régi par la Charte de Porto Alegre, est celle d’un processus s’inscrivant dans la durée, rythmé par des événements, et dont l’un des objectifs est de favoriser l’émergence de convergences en vue de l’action. C’est en fait la construction d’une organisation internationale des résistances et des alternatives. Ce processus a déjà produit de nombreux résultats : extension géographique, enrichissement des analyses et établissement de convergences, au sein d’une même problématique se matérialisant par la création de réseaux de lutte, et entre problématiques notamment sociale et écologique. Parce que la mondialisation néolibérale, et ses méfaits, s’exerce sur tous les aspects de la vie, du global au local, il y a nécessité d’ancrer ce processus du FSM à l’échelle locale. L’affermissement et la construction de forums sociaux locaux (FSL) est le moyen de l’indispensable extension du mouvement aux couches populaires car celle-ci ne peut se faire pleinement que par la prise en compte la plus concrète possible des problématiques de terrain et des façons de les poser. Le FSM décentré de 2008 (ainsi que, ces jours-ci, l’appui de l’évènement de Belem par des initiatives locales dans le monde) a permis d’amorcer ce tournant qu’il s’agit maintenant d’amplifier. Concernant Paris, et plus généralement le « Grand Paris » puisque les projets néo-libéraux sont souvent conçus à cette échelle, les problématiques et enjeux ne manquent pas pour un FSL : les services publics : la santé avec le problème des dépassements d’honoraires ou de la réduction du nombre de lits d’hôpitaux parisiens, l’éducation, les services d’aide à la personne, les problèmes de l’accueil de la petite enfance, l’eau avec la bataille pour la re-municipalisation à Paris, les questions sociales, de plus en plus préoccupantes pour nos concitoyens : le logement avec la cherté des loyers et la pénurie de logements sociaux, le travail et la précarité, le pouvoir d’achat avec la cherté particulièrement appuyée de la vie parisienne, l’écologie avec notamment le transport avec le problème du financement du STIF, la démocratie participative pour enfin prendre véritablement en compte la voix des citoyens, la culture, les alternatives au quotidien. Cette liste, sans aucun ordre de préséance, n’est qu’indicative : toute organisation participant à un FSL « Paris métropole » (appellation provisoire), aujourd’hui à construire, pourra l’enrichir en thèmes et en développements, le seul souci étant de partir du concret de terrain. L’objectif d’un FSL « Paris métropole » serait, outre d’enrichir nos analyses en apprenant les uns les autres, de construire des convergences en réseau en vue d’aboutir à des initiatives et actions, assumées par les organisations et personnes qui s’y reconnaîtront, qui permettent la construction de nouveaux rapports de forces dans notre champ local. Cela pourrait prendre la forme de réunions publiques, interpellations, manifestations, ou de construction d’alternatives de vie concrète : soit en soutenant des initiatives d’associations existantes (AMAP, SEL, associations d’entraide solidaire, …) soit dans le cadre de nouveaux projets collectifs locaux. Après la double action en appui de l’évènement de Belem, le 29 Janvier (visioconférence avec Belem) et le 26 Février (témoignages de retour de Belem) au café associatif « Commune libre d’Aligre », un jalon majeur serait la mise sur pied, en janvier 2010, d’un événement FSL s’inscrivant pleinement dans la construction du prochain événement FSM décentré prévu à cette date. Bien entendu, ceci ne porterait nullement atteinte à la possibilité, d’ici là, de proposer ou de conduire au sein du réseau ainsi constitué d’autres initiatives, initiatives dont les politiques néolibérales sur le terrain ne manqueront probablement pas d’en poser l’opportunité. |
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